- La zinguerie traite les jonctions : entre deux pans, contre un mur, autour d'un élément.
- La plupart des fuites viennent de ces raccords plutôt que des tuiles.
- Le zinc se façonne sur place et se soude à l'étain.
Les pièces principales
- Noue : le creux formé par la rencontre de deux pans de toit ; elle recueille beaucoup d'eau.
- Arêtier : l'angle saillant entre deux pans, à l'inverse de la noue.
- Solin : le raccord entre la couverture et un mur qui la dépasse.
- Abergement : l'habillage étanche autour d'une cheminée, d'un conduit ou d'une fenêtre de toit.
- Bande de rive : la protection du bord latéral de la toiture.
- Chéneau : une gouttière encaissée dans la maçonnerie ou entre deux toitures.
- Faîtage zinc : l'habillage métallique du sommet du toit, fréquent sur l'ardoise.
Pourquoi le zinc ?
Le zinc se plie, se façonne et se soude facilement, ce qui permet d'adapter chaque pièce à la forme exacte de la toiture. Il résiste bien aux intempéries et se patine naturellement. D'autres métaux sont utilisés selon les cas : cuivre, plomb pour certains abergements, aluminium pour certaines gouttières.
La dilatation, contrainte majeure
Le zinc s'allonge à la chaleur et se rétracte au froid. Une pièce longue fixée trop rigidement finit par se déchirer. Les zingueurs prévoient donc des joints de dilatation et des fixations coulissantes. C'est un savoir-faire qui fait la différence entre une zinguerie qui dure et une qui se fend au bout de quelques hivers.
Entretenir sa zinguerie
Contrôlez les noues et les chéneaux, qui accumulent feuilles et débris, au moins une fois par an. Évitez le contact du zinc avec certains matériaux incompatibles, comme le cuivre en amont, qui le corrode. Une soudure ouverte ou une pièce soulevée se répare facilement si elle est repérée tôt.


