Le brisis et le terrasson
Le toit à la Mansart a deux pentes par versant. La partie basse, presque verticale, s'appelle le brisis : souvent en ardoise, elle accueille les lucarnes. La partie haute, à faible pente, s'appelle le terrasson : elle est fréquemment couverte en zinc parce que sa pente est trop faible pour l'ardoise.
La ligne de rencontre entre les deux, le bris, est protégée par une bande de zinc ou un ourlet. C'est un point sensible, exposé à l'eau qui ruisselle du terrasson.
Les lucarnes, cœur du brisis
Sur les immeubles versaillais, les lucarnes éclairent les anciennes chambres de service, aujourd'hui souvent transformées en logements. Leurs petites couvertures, leurs jouées et leurs raccords en zinc accumulent les points d'infiltration.
Nous les reprenons avec des pièces façonnées à la main, en conservant leurs proportions et leurs moulures, et nous refaisons si besoin les menuiseries en lien avec un menuisier.
Chéneaux et terrassons
Au pied du brisis, le chéneau recueille l'eau de toute la toiture. Encombré ou percé, il déverse l'eau dans les corniches et les façades. Sur le terrasson, le zinc à faible pente doit être posé avec ses dilatations et sur un support ventilé pour éviter la corrosion par condensation.
Secteur sauvegardé et copropriété
Une grande partie du centre de Versailles est protégée au titre du patrimoine. Les travaux de toiture y sont soumis à autorisation et à l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France, avec des exigences sur les matériaux, les formes de lucarnes et la zinguerie.
Dans les immeubles, la décision revient en outre à l'assemblée générale des copropriétaires. Nous fournissons des descriptifs et des photos détaillées pour accompagner le dossier d'autorisation comme le vote.


