Toit neuf, murs anciens : tout se joue aux raccords
Sur une maison ancienne, la toiture rencontre la maçonnerie à de nombreux endroits : pignons, murs mitoyens, cheminées, lucarnes. Ces jonctions sont rarement droites, et la pierre bouge différemment du bois de la charpente.
C'est là que la plupart des fuites apparaissent sur les vieilles maisons trielloises, bien plus souvent qu'au milieu d'un versant.
Le solin, trait d'union entre le toit et le mur
Un solin assure l'étanchéité entre la couverture et un mur qui la dépasse. Il peut être en mortier, à l'ancienne, ou en zinc, avec une bande engravée dans le mur et rabattue sur les tuiles.
Sur la pierre, nous engravons le zinc dans un joint plutôt que dans la pierre elle-même, puis nous le recouvrons d'un mortier de chaux compatible avec la maçonnerie. Un mortier de ciment, trop dur, finirait par fissurer la pierre et ouvrir de nouvelles entrées d'eau.
Les cheminées anciennes
Les grandes souches de cheminée des maisons anciennes souffrent de l'eau qui ruisselle et du gel. Nous reprenons les joints, le couronnement en tête de souche et l'abergement à sa base. Si la cheminée n'est plus utilisée, un chapeau ou une dalle de couverture évite que la pluie ne pénètre dans le conduit.
Une charpente qui a bougé
Les charpentes anciennes ont souvent pris de la flèche : le faîtage s'est légèrement creusé, les versants ondulent. Ce n'est pas forcément grave si le bois est sain. Lors de la dépose, nous évaluons chaque pièce : nous renforçons ou remplaçons ce qui doit l'être, et nous rattrapons les déformations au niveau du liteaunage pour obtenir une couverture régulière.


