- Les règles d'urbanisme locales imposent souvent le matériau.
- La pente minimale n'est pas la même pour chaque couverture.
- Le poids du matériau doit être compatible avec la charpente.
Commencer par les règles locales
Le plan local d'urbanisme de votre commune peut imposer un matériau, une couleur ou une forme de toiture, surtout dans les centres anciens et les secteurs protégés. Avant de rêver d'ardoise sur une maison entourée de tuiles rouges, consultez le règlement de votre zone en mairie.
La pente du toit
Chaque couverture a une pente minimale en dessous de laquelle l'eau risque de remonter sous les éléments. Les tuiles plates et l'ardoise demandent des pentes plutôt fortes ; certaines tuiles mécaniques à emboîtement acceptent des pentes plus faibles ; le zinc à joints debout convient aux pentes très faibles. La pente existante oriente donc le choix.
Comparaison rapide
- Tuile mécanique : pose rapide, large choix de formes et de teintes, bon rapport durée/prix.
- Tuile plate : aspect traditionnel, très durable, mais plus d'éléments au mètre carré et une pose plus longue.
- Ardoise naturelle : très longue durée de vie, aspect élégant et fin, pose minutieuse au clou ou au crochet.
- Ardoise fibrociment : plus légère et moins chère que l'ardoise naturelle, aspect plus uniforme, durée de vie plus courte.
Le poids et la charpente
Les tuiles en terre cuite, surtout plates, sont lourdes. L'ardoise est plus légère au mètre carré. Changer de matériau, notamment pour un plus lourd, impose de vérifier que la charpente peut supporter la nouvelle charge.
L'aspect dans le temps
La terre cuite se patine et prend des nuances. L'ardoise naturelle garde sa teinte gris bleuté. Les matériaux de synthèse ou en béton, eux, tendent à perdre leur couleur de surface. Si vous comptez rester longtemps dans la maison, cet aspect compte autant que le prix de départ.


